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  • Claire Livingston

Je m’adresse à toi mon amie qui se sent impure, indigne, pleine de noirceur et lourde du passé, ce passé qui te colle à la peau. Peut-être as-tu vécu des expériences dégradantes, misérables, peut-être que ces souvenirs t’affectent encore et peut-être que tu penses ne pas pouvoir t'en libérer. Tu ne te sens pas digne d'être aimée. Tu es toujours en travail pour dépasser ces mémoires et tu enchaînes les pratiques de guérison, de nettoyage et d’élévation.Tu te dis en plein "processus" et toutes tes expériences font partie de ce "processus". Tu travailles sur toi et tu vas voir des thérapeutes, des enseignants, des guérisseurs...certains te poussent vers plus d'équilibre, certains t'enfoncent dans plus de malaise et d'autres encore te ligotent dans une dépendance à eux. Ce processus de guérison n'en finit plus. Aujourd'hui j'aimerais t'exprimer ce que je ressens: quand je te vois je ne vois pas la femme blessée, amoindrie, malheureuse. Quand je te vois je vois la beauté, l'intelligence, l'éclat, la sensibilité, la créativité. Je vois une femme qui mérite d'être aimée pour elle-même, qui mérite une vie belle et épanouie. Qu'est-ce qui t'empêche de voir cette femme, de revendiquer ton droit au bonheur et ta place au soleil? J'aimerais que tu affirmes ce droit de naissance comme on donne son nom, tout simplement. Parfois tu donnes ton pouvoir et ta voix à un(e) autre que tu crois. Certains prennent de l'ascendant sur toi et t'envoient du doute et de la peur que tu acceptes comme un étrange cadeau.Tu oublies que tu as le choix d'accepter ou non un tel cadeau. J'ai seulement envie de te dire de ne plus te laisser faire, d'arrêter de mettre ta vie entre les mains des autres et ta valeur dans le regard des autres. Accepte le bon qui vient à toi et refuse le mauvais! Je te dis ça parce que je sais ce que c'est d'oublier sa valeur: moi aussi je me suis sentie toute petite et insignifiante comme si je ne méritais pas ma part de gâteau. Alors j'ai accepté des miettes ou un mauvais morceau et je me suis sentie comme une moins que rien. Mais un jour j'ai découvert que chaque vie est extrêmement précieuse. Je le sais pour l'avoir ressenti ce jour-là, que la vie m'aime et que je suis sa petite chérie. Ce coeur qui bat sans que je lui dise jamais merci, ces cils qui protègent mes yeux, l'air qui entre dans mes poumons et me permet de vivre, le soleil qui me réchauffe, je sais que c'est une grande histoire d'amour même quand j'y suis insensible. Et pour toi c'est pareil. Pense à moi comme à une messagère de la vie qui veut te dire qu'elle t'aime aujourd'hui. Telle que tu es. Parce que justement tu es toi. Dans toute ta splendeur et ta vulnérabilité. Après tout ce que tu as vécu. Si tu ne me crois pas repense à ta naissance, à ce petit être pur et magnifique et totalement fragile qui est né et qui est là pour être protégé, nourri, aimé. Pense à l'amour de la vie pour un tel être qu'elle regarde grandir. Et qui devient toi. Elle t'aime autant maintenant qu'au premier jour, rien n'a changé. Elle a vu tout ce que tu as traversé et elle t'aime inconditionnellement. Au yeux de la vie, il n'y a rien que tu aies pu vivre qui diminue cet amour. Au contraire. Elle t'aime absolument et à tout moment. Alors fais ce choix aujourd'hui de vivre comme si tu étais aimée totalement et observe ce qui se passe.Tu n'as rien à perdre et tout à gagner. Fais semblant si tu ne le ressens pas encore. Comporte-toi comme quelqu'un qui est fort de vivre un amour pur. Observe ce qui change et partage-le ensuite comme on partage un doux secret, comme je t'ai partagé le mien.

" Nous devons apprendre à nous aimer avant d'aimer quelqu'un d'autre. Nous devons apprendre à nous honorer avant d'honorer quelqu'un d'autre. Nous devons être à notre service avant d'être au service des autres. Si nous ne savons pas faire les choses pour nous-même nous ne serons pas en position de les faire pour autrui." merci Yogi Bhajan.

  • Claire Livingston


J'ai travaillé avec une vieille et sage psychologue dernièrement. Et j'ai reçu une bonne leçon de vie. Nous autres stagiaires étions là pour approfondir nos techniques d'hypnose. Dès le début du stage elle nous a plongés dans une hypnose légère pour retrouver de bons souvenirs et je me revoyais à la plage cet été en train de courir vers l'eau et ça me faisait rire cet empressement à plonger dans l'eau comme si j'avais encore 8 ans et j'avais ce rire intérieur de quand je m'amuse bien. Les images défilaient vite, tout était lumineux, flou et heureux. Au sortir de l'hypnose je me sentais bien, légère et joyeuse. Et là ça m'a frappée: Cette joie c'est ma ressource, elle est mon état naturel et sain et c'est elle qui peut -qui doit- guider mes choix et ma vie. Il y a un élan, une vitalité, presque une rapidité avec cette énergie joyeuse. Elle pétille, elle est vive, elle cascade et elle pétarade. Elle a du tempo et elle remue du popotin. Je l'avais perdue de vue! Au cours de mes explorations si profondes avec le yoga et la méditation j'ai connu des états intenses comme le silence intérieur, la paix, la neutralité, la beauté impressionnante, l'amour... je suis allée dans des temples, des lieux sacrés, des terres gigantesques de beauté où j'ai senti la grandeur du divin, la perfection de la vie. C'était d'une élévation exquise. Dans mon cheminement j'ai aussi fait l'expérience du fond quand il ne restait plus rien que moi et que ce n'était vraiment rien. C'était un peu comme toucher le fond d'une piscine où je redoutais de plonger mais qui m'aspirait. Une fois arrivée au fond je me suis dit "Ah nous y voilà! Je savais bien que je finirais ici, c'était bien la peine d'éviter le plongeon...et maintenant que j' y suis c'est vraiment familier ici en fait...je connais... c'est toujours moi...y' a plus qu' à remonter..." Et au milieu de tout ça, entre les sommets et le fond il y a l'humanité chaleureuse et toute proche de la joie. Ce n'est pas l'extase qui arrive par la grâce. Ce n'est même pas le bonheur qui semble toujours un peu trop vaste et loin. Non, c'est tout simple et accessible et tout le monde connaît. Pas besoin de pratiques de bien-être. Je dis ça en tant que prof de yoga qui travaille dans le domaine du bien être, mais franchement: N'est-on pas naturellement centré, aligné et ancré quand on est joyeux? Et pourquoi viser la paix intérieure quand on peut avoir plus? Oui bien sûr c'est une étape intermédiaire quand on se sent mal, et les pratiques de bien-être ont leur place vu tout le mal-être ambiant. Mais personnellement mon but n'est pas le nirvana, ça je l'aurai à ma mort. Mon but est de vivre une vie qui me plaît. Alors voilà, j'ai décidé de faire mes choix, même les plus petits, selon le compas de la joie, de l'envie, du fun, du plaisir. J'appelle ça la joie maîtresse. Il y a des vêtements qui me mettent en joie, des plats, des couleurs, des parfums, des personnes, des projets, des activités, des films, des rêveries, des pensées, des croyances, des conversations, des mots... et c'est ce que je choisis. Cela évolue et je suis à l'écoute du changement. Je me donne de plus en plus cette permission et cette liberté de choisir et de re-choisir, car ce qui était heureux pour moi il y a 10 ans ou 1 an ou même hier ne l'est peut-être plus aujourd'hui. C'est égoïste et c'est généreux. Je me fais du bien et je fais du bien aux autres. Maintenant je m'adresse à vous qui lisez le blog d'une prof de yoga (une copine peut-être!). Vous êtes plutôt du genre à travailler sur vous-mêmes, à vouloir faire du bien autour de vous, et j'aimerais vous suggérer ceci: commencez à faire plus de choses qui vous mettent en joie et moins de choses qui taxent votre énergie. Observez une semaine de choix avec la joie comme compas, la joie maîtresse, et redites-moi ce que ça donne pour vous. Sur ce je vous laisse avec cette citation à méditer du philosophe nu Alexandre Jollien "" [...] plus nous aimons la vie en nous, plus nous pouvons nous détacher de nous. Plus elle nous nourrit, plus l'ego possesseur, tyrannique, vorace, disparaît. Le désir de joie, la soif de félicité, tout appelle à quitter ce petit moi. Oui, la joie se cultive à domicile, au fond du fond, loin du moi capricieux. " Carpe Diem!

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